Du 11 juin au 19 juillet prochains, le Mexique, les États-Unis et le Canada vibreront au rythme de la
Coupe du monde. Derrière les grands favoris européens l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne,
l’Angleterre et bien sûr la France se cachent aussi des sélections moins médiatisées, mais capables de
créer la surprise et de bousculer la hiérarchie. Voici trois équipes à suivre de près durant la
compétition.

File:Erling Haaland 2023.jpg - Wikimedia Commons
La Norvège d’Erling Haaland sera une équipe à surveiller de près.Photo Jacek Stanislawek

Le pressing autrichien prêt à secouer le Mondial

C’est une première depuis 1998 : l’Autriche participera à une phase finale de Coupe du monde et il
faudra compter sur elle. Après avoir terminé première de son groupe de qualification avec une seule
défaite, la sélection de Ralf Rangnick possède une identité de jeu capable de faire mal aux grandes
nations : intensité, pressing constant, agressivité et jeu porté vers l’avant. L’Autriche impose un
rythme très soutenu durant 90 minutes et peut rapidement étouffer ses adversaires. La principale
force de cette équipe réside dans son collectif. Grâce à un groupe homogène et discipliné, les
Autrichiens sont capables de répéter les efforts à haute intensité sans jamais relâcher, une solidarité
qui pourrait leur permettre de rivaliser avec les meilleures sélections. Ils pourront aussi s’appuyer sur
plusieurs individualités capables de faire la différence, notamment Kevin Danso, solide défenseur
central, David Alaba, capitaine et valeur sûre de l’équipe, Xaver Schlager, plaque tournante du milieu
de terrain, Marcel Sabitzer, joueur technique capable de créer des différences balle au pied. Le
polyvalent Konrad Laimer, l’attaquant Sasa Kalajdzic, auteur d’une grosse saison avec le LASK, ainsi
que la pépite d’Hoffenheim Alexander Prass, seront des atouts majeurs. Dans un groupe relevé, composé notamment de l’Argentine et de l’Algérie, l’Autriche aura pour mission de déjouer les pronostics du groupe J, et elle possède clairement les armes pour y parvenir.


Le retour de l’Écosse sur la scène mondiale

Il faut également remonter à 1998 pour retrouver l’Écosse en Coupe du monde. Après avoir terminé première de son groupe de qualification, les Écossais feront partie des équipes à suivre durant cette compétition. L’engouement populaire autour de la sélection est immense, comme l’a illustré le dernier match de qualification face au Danemark dans une ambiance exceptionnelle. Depuis plusieurs années, l’Écosse se reconstruit et s’installe désormais régulièrement dans les grandes compétitions, notamment à l’Euro. L’Écosse sera compliquée à manœuvrer pour ses adversaires. Solides dans les duels, très engagés et organisés autour d’un bloc défensif compact, les hommes de Steve Clarke forment une équipe soudée capable de gêner n’importe quelle sélection grâce à des transitions offensives rapides. Leur mentalité pourraient leur permettre de créer la surprise dans un groupe relevé composé d’Haïti, du Maroc et du Brésil.


Les Écossais pourront aussi compter sur plusieurs joueurs de qualité : Andy Robertson, Kieran
Tierney, John McGinn, Scott McTominay, Billy Gilmour ou encore Lewis Ferguson. Un milieu de
terrain complet, capable de récupérer des ballons et d’imposer une grosse intensité. Devant,
Lawrence Shankland et George Hirst représenteront les principales menaces offensives. En bref,
l’Écosse pourrait bien bousculer la hiérarchie dans plusieurs rencontres.

Haaland et la Norvège prêts à frapper fort


Cette dernière équipe, l’Équipe de France devra particulièrement s’en méfier lors de leur
affrontement en phase de groupes, le 26 juin prochain. La Norvège arrivera comme une sélection
très solide après avoir terminé première de son groupe de qualification sans la moindre défaite,
devant l’Italie. Avec 37 buts inscrits, les coéquipiers d’Erling Haaland possèdent également l’une des
meilleures attaques des qualifications et représenteront un danger pour n’importe quelle défense.
Portée par une puissance offensive impressionnante, la Norvège est capable de déséquilibrer
n’importe quel bloc défensif, y compris celui de Didier Deschamps. Le duo Erling Haaland – Alexander
Sørloth, auteur à lui seul de 58 buts cette saison, sera évidemment l’arme principale de cette
sélection. Ils pourront aussi compter sur le talent d’Oscar Bobb, Jens Petter Hauge, auteur d’une
campagne de Ligue des champions remarquée avec Bodø/Glimt, ou encore la pépite du Benfica
Andreas Schjelderup. Dans un groupe relevé avec la France et le Sénégal, la Norvège possède
clairement les qualités pour terminer dans le Top 2. Une équipe qu’il ne faudra surtout pas prendre à
la légère.


Mathieu Villemin