
Lundi 18 mai, deux associations belges ont déposé un recours devant le Conseil d’État. Elles espèrent faire interdire le Calantha, un pesticide censé cibler le doryphore, un insecte qui raffole des cultures de patates.
Le Calantha, développé par une entreprise états-unienne, repose sur une technologie ADN récente sur laquelle peu d’études existent à ce jour, toutes fournies par le fabriquant du produit. S’il a déjà été testé en France et en Espagne, il n’est pour l’instant pas autorisé à grande échelle. Les autorités belges ont donc délivré un permis national express pour qu’il puisse être appliqué.
Cette annonce semble être à rebours des enjeux environnementaux : la Belgique a produit un excédent de 800 000 tonnes de patates l’an dernier, et les paysans du plat pays ne sont donc pas inquiétés par les pullulations de doryphores. Les pesticides, en revanche, sont largement responsables du déclin des insectes : leurs populations ont diminué de 80 % en France ces 30 dernières années.
Noé Rivallain
