
En déplacement dans le Grand Est, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou est venu défendre la réforme européenne de l’assurance chômage des travailleurs frontaliers. Le texte prévoit que les indemnités chômage soient désormais prises en charge par le pays dans lequel le salarié travaille, et non plus par son pays de résidence.
Une réforme particulièrement attendue dans la région Grand Est, où des dizaines de milliers de travailleurs lorrains traversent chaque jour les frontières pour travailler au Luxembourg, en Allemagne ou en Suisse. Aujourd’hui, lorsqu’ils perdent leur emploi, c’est la France qui assure leur indemnisation, malgré des cotisations versées à l’étranger.
Selon le gouvernement, ce système représente un coût de près de 860 millions d’euros par an pour l’assurance chômage française. Soutenue par plusieurs États européens, la réforme doit encore être validée par le Parlement européen.
