L’Union européenne et les États-Unis ont finalement trouvé un compromis pour appliquer leur accord commercial signé en 2025 en Écosse. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump mettait une forte pression sur les Européens en menaçant d’augmenter les taxes douanières sur les voitures et camions européens, qui pourraient passer de 15 % à 25 %, si l’accord n’était pas validé avant le 4 juillet 2026. Concrètement, l’accord prévoit que l’Union européenne réduise fortement les droits de douane sur de nombreux produits américains importés en Europe. En échange, Washington accepte de plafonner certaines taxes imposées aux produits européens.

Le problème, c’est que le Parlement européen jugeait l’accord trop risqué face à Donald Trump, considéré comme imprévisible. Les eurodéputés voulaient donc ajouter plusieurs garanties pour protéger l’économie européenne si les États-Unis ne respectaient pas leurs engagements.

Après de longues négociations, les députés européens ont accepté de revoir leurs exigences à la baisse. Certaines clauses de protection ont été allégées ou repoussées dans le temps afin de débloquer rapidement le dossier et d’éviter de nouvelles tensions avec Washington

Pour Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, cet accord doit permettre de retrouver des relations commerciales plus stables et prévisibles entre l’Europe et les États-Unis. Derrière cet enjeu politique, il y a aussi une question économique importante : éviter une hausse des coûts pour les entreprises européennes, notamment dans l’automobile, l’acier et l’industrie exportatrice.